Intervention lors de la dernière réunion publique du 12e, le 26 mars 2014, avec Catherine Baratti-Elbaz



Très chères Catherine, Sandrine et Michèle,
Chers Christophe, Ian et Patrick,
chers amis,
 
Ce soir, c’est notre dernier meeting. Il conclut la très belle et énergique campagne de notre amie Catherine Barrati-Elbaz dans le 12ème que je remercie encore et affectueusement de sa confiance. Cette campagne au cours de laquelle nous avons affirmé ce que nous sommes : ouverts, généreux, attentifs aux plus fragiles, respectueux des différences et des modes de vie multicolores de notre capitale et de notre arrondissement.

Avec Catherine, avec Christophe, avec l’ensemble des femmes et des hommes qui ont uni leurs forces pour placer notre liste en tête du premier tour de dimanche dernier, nous devons défendre nos valeurs pour que dimanche prochain, notre arrondissement apporte tout son poids à une femme, Anne Hidalgo, pour laquelle, je le sais, vous avez toutes et tous affection et respect,– j’en profite pour dire aussi ma reconnaissance à Michèle Blumenthal - pour donner à Bertrand Delanoë qui a tant œuvré pour Paris une successeure à sa mesure : Anne Hidalgo qui poursuivra et amplifiera son action au service de tous les Parisiens et pas seulement, comme ce fut le cas avant 2001, au service d’un clan.
Vous le savez, je ne suis pas issu de la rue de Solférino. Je viens de l’autre rive. On dit que je suis de la société civile. En fait, je suis de ce monde, de cette ville. Je suis un homme libre et engagé. Gaulliste social je fus, républicain apparenté socialiste je suis devenu, il y a déjà 7 ans, lorsque le parti Gaulliste, reniant ses idéaux humanistes et populaires, s’est mélangé à l’extrémisme et à la haine.

Mes engagements, mes convictions n’ont jamais changé.

Mon engagement, depuis toujours, a été en faveur de la liberté, de l’égalité et de la lutte contre les discriminations.


Je suis mobilisé dans le combat contre le Sida, cette maladie qui touche trop de nos concitoyens parisiens puisque Paris compte près d’un quart des cas de sida de tout le pays. Non pas que les Parisiens soient moins informés, mais c’est peut-être la ville où ils sont le moins jugés. C’est cela aussi que Bertrand Delanoë et Anne Hidalgo ont fait de notre ville : une ville respectueuse des différences et accueillante pour ceux qui sont meurtris.

Je suis aussi très mobilisé en faveur du droit de mourir dans la dignité, ce droit qui me semble inhérent à chaque citoyen de choisir lui-même les conditions de sa fin de vie. Pourquoi serait-ce  le docteur Jean Leonetti ou le professeur Bernard Debré qui décideraient de ma fin de vie et, compte tenu de leurs convictions intimes, m’obligeraient à une agonie pénible ?
Comme beaucoup d’entre vous, j’ai lutté en 2013, et depuis fort longtemps, en faveur du droit accordé à tous ceux qui s’aiment de se marier et de fonder une vraie famille. Pas une famille au rabais, comme les amis de madame Kosciusko-Morizet et de madame Montandon proposaient, pas une famille ignorée et insultée comme les amis de madame Boutin et de monsieur Margain le reveniquaient. Une famille comme les autres, un couple uni dans le présent et pour l’avenir, un cadre idéal pour élever des enfants.

Je le rappelle ici. Dans notre démocratie, dans le pays des droits de l’Homme, dans la ville Lumière, l’homophobie, pas plus que le racisme, l’antisémitisme ou le sexisme ne sont des options. Lorsque je vois tomber dans l’escarcelle du FN, Henin-Beaumont, au cœur du bassin minier où, fils d’immigré communiste espagnol, et où a grandi notre regretté Marc Blondel, je suis né, le dégoût me vient aux lèvres.
Chers amis, Catherine Baratti-Elbaz, dans le 12ème, Anne Hidalgo à l’Hôtel de Ville de Paris, c’est une vraie gouvernance municipale pour les Parisiens, une gouvernance humaniste et solidaire. Songez à monsieur Bechter qui est depuis parti à Corbeil-Essonnes, non loin de Longjumeau, jouer les supplétifs de Serge Dassault écrasé par les scandales.
Est-ce que vous voulez de cela pour notre arrondissement ? Un arrondissement géré pour un clan, moralisateur, hautain et intriguant ?
Est-ce que vous voulez de ces élus engagés contre l’égalité et qui sont si nombreux sur les listes NKM : Les Legaret, Goasguen, les Weill Raynal dans le 4ème, Tibéri dans le 5ème, Lellouche et l’homophobe Lebel dans le 8ème, Goujon dans le 15ème et bien sûr Montandon et Margain dans notre arrondissement ?
Moi non.

Et permettez-moi cet appel aux homosexuels libéraux et à ceux qui soutiennent leurs droits : comment pouvez-vous continuer à voter pour des gens qui ne vous respectent pas et qui vous considèrent comme des sous-citoyens ? Car pour un gay, voter pour cette droite à Paris, c’est comme si une dinde votait pour Noël.
Je veux pour ce 12ème que j’aime et dans lequel je vis depuis bientôt 30 ans, dans lequel je me suis marié, il y aura déjà six mois demain, cher Christophe, des élus de conviction au service de l’intérêt de tous les Parisiens à l’image aussi de notre maire actuelle, notre courageuse députée Sandrine Mazetier, et je veux pour Paris une femme de terrain et de conviction, qui connait ses dossiers et saura poursuivre l’œuvre de Bertrand Delanoë qui est le meilleur maire que nous ayons connu à ce jour.

Je veux pour le 12ème Catherine Baratti-Elbaz, et pour Paris, je veux Anne Hidalgo.
Catherine, nous avons besoin de toi !

Et je suis sûr que tu sauras faire gagner notre vision humaniste et solidaire dimanche prochain !

Jean-Luc ROMERO-MICHEL




Coup de cœur culturel | Le 12e de Paris


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