Mes livres
Les voleurs de liberté
Vincent, Hervé, Maïa, Chantal, Rémy, Eluana, ces noms résonnent toujours dans les cœurs des Français. Ils nous ont tous émus par leur sincérité et par la justesse de leurs cris et de leurs demandes d’être délivrés d’une vie devenue absolument insupportable. D’une vie qui s’apparentait à une survie. D’une vie, qui n’en était plus une, selon eux. Et n’étaient-ils pas les mieux placés - et les seuls - pour juger de l’utilité ou nom de continuer à vivre ? Et vous, comment voyez-vous votre fin de vie ? Expirer, seul dans une chambre d’hôpital, à 5 heures du matin, entouré du bruit métallique des machines d’assistance, avec comme seul horizon le mur beige que vous fixez depuis plusieurs jours déjà ? Ou bien rendre au grand mystère de l’espèce humaine cette vie que vous avez essayé de rendre belle et digne, de rendre utile et attentive aux autres, dans le décor que vous avez choisi vous-même, chez vous ou ailleurs, emportant dans vos yeux l’image à jamais ineffaçable de ceux que vous aimez et qui vous aiment en retour, emportant dans la chaleur de la main la trace gravée d’une autre main, emportant au creux de votre épaule la douceur d’une chevelure aimée et le mouvement de lèvres qui vous murmurent « Au revoir mon amour », le cœur partagé entre l’arrêt définitif et l’emballement passionnel devant tant de beauté ? Il y a quelques mois, alors que je profitais du soleil mexicain sur la belle plage de Puerto Vallarta, j’ai écris sur un petit carnet noir la limite au-delà de laquelle je ne souhaite pas aller. J’ai écris les outrages de la maladie que je ne tolérerais pas. J’en ai déjà tellement subi au point d’accepter les déformations de mon corps et de mon visage que le sida et ses traitements m’ont infligés jour après jour depuis plus de 20 ans. Au point de détester me regarder dans la glace. Tout est précisément listé dans ce petit carnet noir qui ne me quitte plus. Je lis et relis chaque jour ces lignes pour m’assurer que la maladie ne m’a pas amené encore à ces limites que je juge intolérables. Je me battrai sans relâche pour une loi républicaine, pour une loi qui assure enfin à chacun d’entre nous, en fin de vie, la liberté, l’égalité, la fraternité. Les voleurs de liberté ne gagneront pas. Ils ne vous voleront pas votre dernière liberté !
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La Nuit des petits couteaux : qui gagnera la bataille de Paris ? (Jean-Claude Gawsewitch Editeur, 2006)
"Qui battra Bertrand Delanoë ? Voilà la question que pose dans ce livre Jean-Luc Romero. Il passe en revue les différents candidats de la droite. La roller-skateuse aux cheveux blancs ? Le Corse humilié dans sa fidélité envers le Président ? L'ancien militant d'extrême droite partisan de la suppression des couloirs de bus et des pistes cyclables ? Le dilettante à l'intelligence aiguë ? Jean-Luc Romero dépeint avec férocité, mais aussi humour et parfois tendresse, ce microcosme vieillissant qui, une fois encore, pourrait bien mener UMP et UDF droit dans le mur. Il fait également de nombreuses propositions pour un 'Paris Autrement', oeuvrant pour un nouveau modèle français de développement et de démocratisation de nos villes. " - Lire les critiques...
Je n'ai jamais connu Amsterdam au printemps, Ramsay, septembre 2004 
"Cette ville d'eau, cette ville d'art, cette ville de tolérance, ils auraient dû la connaître ensemble, au printemps. Ils se l'étaient juré, comme les enfants jurent de ne jamais se quitter. Un serment d'amour. Mais le sida en a décidé autrement et Hubert a disparu de ses yeux, il y a dix ans déjà, un triste matin de mai.
C'est seul, bien des années plus tard, et en automne, que Jean-Luc Romero accomplira ce voyage, comme une étape, ultime témoignage d'amour et de fidélité à celui qui fut sa vie, à celui qui est, d'une terrible façon, sa promesse de mort. De sa chambre d'hôtel, le conseiller régional décide de mettre par écrit sa réflexion et d'exercer son regard, tantôt amusé, tantôt désolé, souvent charmé, sur une classe politique qu'il connaît bien.
Il tient donc le journal de ses rencontres quotidiennes, aussi bien avec les plus hautes autorités de l'État qu'avec les militants homosexuels, alors qu'il tente de mettre son combat au service de ses amis politiques qui se replient dans un conservatisme frileux et n'ont pour lui, trop fréquemment, qu'un mépris condescendant. Ainsi se dessine une belle galerie de portraits, de Sarkosy à Delanoë, un édifiant tableau des moeurs politiques, avec leurs mondanités, leurs petites lâchetés et grands desseins.
Le cheminement de Jean-Luc Romero comme militant politique et associatif met en évidence l'évolution de la lutte pour l'acceptation des homosexuels dans notre société, lutte qu'il mène contre et avec son propre camp - pour que la droite parlementaire, en France, devienne ou redevienne ouverte et généreuse, éprise de liberté et respectueuse des différences.
Un texte sensible où l'auteur dévoile avec pudeur sa lutte contre le sida qui le dévore depuis plus de dix-neuf ans, mais aussi un texte courageusement engagé sur de délicats problèmes de société - pénalisation des drogues, adoption et mariage homosexuels... " - Lire les critiques...
Lettre à une droite maladroite, Ramsay, mars 2003
"Condamné par la médecine mais doué de l'énergie et de la soif d'être utile, Jean-Luc Romero, élu de droite, s'en prend avec impertinence et courage au conservatisme d'une partie de sa famille politique. Il propose ici sa vision des réformes nécessaires pour une France où droite ne rimerait plus avec retour à l'ordre moral, mais avec ouverture d'esprit et respect des différences. Une France plus tolérante et plus en harmonie avec sa jeunesse. Jean-Luc Romero évoque sans tabous la nécessaire dépénalisation des drogues, démontre qu'il est absurde et inopérant d'interdire le porno à la télé et revendique l'égalité entre les hétérosexuels et les homosexuels pour l'adoption. Il milite aussi en faveur d'une dépénalisation urgente de l'euthanasie, ce qui implique de s'affranchir enfin du lobby des mandarins et des prélats, et se prononce, arguments à l'appui, pour la majorité à seize ans, le droit de vote des étrangers aux élections locales, la suppression de la double peine. Ainsi, " le trublion de la droite " aborde sans détours de vrais sujets qui, dans l'actuelle majorité présidentielle, sont l'objet d'une vraie omerta : pour qu'ils ne restent ni un monopole de la gauche ni un tabou pour la droite. Déroutant, novateur, rigoureux, parfois surprenant pour un élu de droite, mais toujours plus que tout humain. " Lire les critiques
Virus de vie, Éditions Florent-Massot, Présente, mai 2002 
"C'est lorsqu'une cause vous touche au plus près que l'engagement est le plus absolu . Premier homme politique français à avoir été victime d'un « outing » dévoilant son homosexualité, Jean-Luc Romero reprend la plume pour révéler sa séropositivité. Dans Virus de vie, il raconte comment son combat contre le sida est devenu une lutte de tous les instants, contre les préjugés et la calomnie, mais aussi contre son propre corps qui menace constamment de le trahir.
Ce combat personnel est également un combat politique. Jean-Luc Romero le clame haut et fort : la politique de prévention contre le sida n'est pas assez efficace. Avec l'association Élus Locaux Contre le Sida, il ne cesse d'interpeller les responsables politiques, tous partis confondus, sur l'importance de leur rôle dans la lutte quotidienne contre le sida.
Aujourd'hui, il s'adresse à nous tous. Pour dénoncer l'incompréhension. Pour affirmer que la tolérance et l'amour existent pour les séropositifs. Et pour donner la preuve - il est séropositif depuis 17 ans - que les personnes séropositives ont un avenir. " Lire les critiques...
On m'a volé ma vérité (Le Seuil, juin 2001)
"Jean-Luc Romero est un homme politique singulier. Issu d'une famille ouvrière du nord de la France, il a choisi très jeune le camp « gaulliste » et est aujourd'hui conseiller régional d'Ile-de-France et membre du comité politique du RPR. Jean-Luc Romero est homosexuel. Sans chercher à donner le change en affichant une façade familiale « normale », il n'en faisait pas étalage. Mais il a milité ardemment pour le PACS et créé une association très active : les Élus Locaux Contre le Sida (ELCS). En octobre 2000, Jean-Luc Romero se prépare à effectuer ce qu'on appelle son coming out. Il a pris rendez-vous avec une journaliste pour glisser cette confidence dans une interview. Mais son homosexualité est sournoisement et brutalement dévoilée par un journal gay qui lui fauche l'herbe sous le pied et lui vole sa vérité. AFP, médias, tout déferle. Toute la vie de Jean-Luc Romero bascule. Sa vie intime. Et sa vie politique. Ce texte est le récit spontané, sincère, dégagé de toute langue de bois, du premier outing français. C'est son histoire, ce peut être la nôtre. A tous. "